Une session extraordinaire est prévue par l’APW dans les prochains jours – Le marasme à l’université de Tizi-Ouzou inquiète

Il est tout à fait clair que la situation qui prévaut au sein de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou est des plus instables. En effet, les grèves à répétition, les mouvements de protestations des uns et des autres ont transformé l’enceinte universitaire en une arène où l’anarchie, l’insécurité et le marasme règnent en maître des lieux. Le bras de fer engagé depuis plusieurs mois entre les différents acteurs de cette communauté a jeté le discrédit sur la réputation et le rôle de l’université. Les problèmes soulevés par les uns et les autres sont en attente de règlement. Les étudiants crient à la mauvaise gestion, à l’abus de pouvoir des responsables, à l’insécurité et au cadre de vie médiocre qui sévit à l’intérieur des campus, restaurants et des cités. Les responsables rejettent tout en bloc et demandent plus de moyens pour aplanir toutes les difficultés. Dans tous les cas de figure, le malaise est bien évident et bien profond. Du coup, l’assemblée populaire de la wilaya de Tizi Ouzou, consciente de l’état des lieux, prévoit d’organiser une session extraordinaire dans les jours à venir, pour justement tirer la sonnette d’alarme et interpeller les pouvoirs publics et les différents acteurs de la communauté universitaire à trouver des solutions pour remettre l’université de Tizi-Ouzou sur rail et lui permettre de jouer pleinement son rôle, dans l’optique de former des cadres compétents qui relèveront le défi et qui reprendront le flambeau pour la construction d’une Algérie de progrès et de modernité. Le président de l’APW de Tizi-Ouzou que nous avons questionné à ce sujet, a déploré : «L’état des lieux à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou est préoccupant. Les grèves sont récurrentes et le cadre de vie est en deçà de ce qu’il doit être. Tout cela influe négativement sur le cursus des étudiants et met à mal la réputation de l’université. C’est pourquoi notre exécutif a décidé de se pencher sur ce dossier, en programmant une session extraordinaire dans les meilleurs délais, qui y sera totalement consacrée à la situation de l’université. Les pouvoirs publics seront interpellés pour dénouer cette crise et mettre les moyens nécessaires pour un meilleur fonctionnement de l’université».

Hocine T.