Le désormais ex-membre du présidium du FFS exclu du parti continue de dénoncer «Les putschistes» et qualifie le «remaniement» du conseil national dont le nombre de cadres le composant a été réduit pour rappel de quasiment la moitié d’une «purge appelée à s’étendre…»
Rachid Halet, qui lui s’exprime toujours en tant que membre de l’instance présidentielle (il signe le communiqué en tant que tel), a réagi à travers un communiqué reproduit ci après intégralement : «La presse s’est fait l’écho d’un remaniement du secrétariat national du FFS qui a tourné à la purge et au règlement de compte. Cette purge est appelée à s’étendre et s’élargir à bas bruit et de façon souterraine. Une fois de plus, les putschistes ont agi au mépris des règles les plus élémentaires des protocoles, de l’éthique et du fonctionnement régulier du parti. Ali Laski, au nom de l’instance parallèle, a fait preuve d’une arrogance sans pareille pour annoncer lui-même le nouveau secrétariat censé être nommé par le premier secrétaire en concertation avec l’instance présidentielle. Il y a d’abord une volonté d’offenser, d’humilier et de dompter un responsable avec qui il a eu un lourd contentieux. Ensuite, ce procédé singulier révèle le poids réel du premier secrétaire d’une direction reprofilée. La réalité c’est que les putschistes ont réintégré le noyau dur de leur partisans et courtisans. Le premier secrétaire a complètement abdiqué sur ses compétences et ses prérogatives statutaires et a capitulé sans condition devant la bande des trois. Au passage, il a trahi tous les secrétaires nationaux, notamment ceux issus de sa fédération de Constantine qui lui avaient apporté leur concours. Il s’inscrit dans une logique de soumission complète pour des motifs que les militants ont du mal à comprendre. Beaucoup de militants et d’amis du FFS ont souligné l’impact négatif de cette purge sur les futures campagnes électorales, mais l’aspect implantation et développement du parti a été, à tort, complètement oublié. La conquête de l’Est du pays, du Sud et de l’Ouest, est durablement compromise. Cette purge constitue un signe très négatif en direction des wilayas de l’intérieur. Les putschistes ont «brillamment» cassé l’élan et la vocation nationale du FFS qu’ils ont ghettoïsé de nouveau dans le «réduit kabyle». Dans le cadre de leur stratégie, les putschistes ont-ils encore besoin d’une base militante et d’une implantation nationale effective ? Ou le contrôle de l’appareil et du sigle leur suffit amplement ? Dans tous les cas, l’adhésion de la base à leurs initiatives sataniques continue de leur faire défaut et la partie n’est pas encore gagnée pour eux. Le secrétariat actuel porte la marque d’un déséquilibre grave et ne répond pas aux besoins de la situation politique actuelle. C’est peut être paradoxalement le but recherché pour atteindre les objectifs réels qu’ils visent, c’est-à-dire, le rapprochement avec certains segments du pouvoir. Il y a très peu de chances que la direction, dans son architecture actuelle, puisse mener le FFS à gagner des élections».
Rachid Halet Membre de l’Instance Présidentielle du FFS

