Bouira – Le transport reste à règlementer

Les usagers des transports urbains dans la ville de Bouira se plaignent de la dégradation des prestations de service qui leur sont proposées aussi bien par les opérateurs privés que ceux publics de L’ETUB (entreprise de transport urbain de Bouira). Selon certains usagers, les receveurs ne respectent pas la réglementation régissant les horaires : «Le non-respect des horaires de dessertes cause beaucoup de retard et pénalise au plus haut point les voyageurs surtout dans la matinée. La distance de trois km entre la nouvelle gare routière et l’ancienne est parcourue en quarante minutes au lieu de dix à quinze minutes en temps normal», nous dira un étudiant. Et d’ajouter : «Au niveau de chaque arrêt, et il y en a plusieurs en ville, les chauffeurs mettent beaucoup de temps alors que la réglementation les obligent à marquer un temps d’arrêt bien déterminé. » Selon d’autres interlocuteurs, il y a aussi des problèmes liés à la surcharge des bus. «Les trolleys sont surchargés en permanence et les usagers s’entassent comme des sardines à l’intérieur. Ce qui provoque des bousculades violentes. Même certains receveurs trouvent des difficultés à se frayer un chemin parmi les voyageurs pour encaisser», nous confie une jeune étudiante habituée à emprunter le transport urbain. Les usagers sont aussi confrontés au problème d’insalubrité à l’intérieur de ces bus. En effet, les voyageurs sont transportés dans des bus n’offrant aucune condition d’hygiène. Pourtant, dans les lois régissant ce secteur d’activité, il est strictement interdit d’embarquer plus de 35 personnes. La réglementation fixe également des horaires à respecter et à ne pas dépasser, particulièrement au cours des arrêts réglementés. Seulement toutes ces lois ne sont pas respectées. Pis encore, ceux qui sont censés veiller au respect de ces lois brillent par leur absence. Le contrôle de la direction des transports sur ces bus est quasi inexistant. Du coup, la porte est ouverte à toutes les transgressions et surtout aux abus. Cette situation chaotique qui caractérise ce secteur à Bouira génère souvent des mécontentements auprès des usagers qui, pour certains, préfèrent faire de longues distances à pied plutôt que subir ces nombreux désagréments. L’intervention de la direction des transports est réclamée afin de réguler ce secteur névralgique.

Akkache Ludmila