La localité Ath Yahia Moussa, dont la population s’élève à pas moins de 25000 âmes (vingt-cinq mille) est la seule dans la daïra de Draâ El Mizan où il n’existe pas de KMS. Pourtant, cette municipalité a bénéficié d’un projet de CSS 512 lignes (mis en service). Les citoyens des zones rurales doivent se déplacer jusqu’à Draâ El Mizan ou encore à Draâ Ben Khedda pour donner un « coup de fil ». « Ce ne sont pas les locaux qui manquent. Les gérants hésitent encore à investir dans ce créneau », pense un habitant de Oued Ksari-centre. Si cette opportunité fait défaut, les autres, comme par exemple la photocopie, le sont plus. « Imaginez que pour une photocopie, il faudra se rendre à Draâ Ben Khedda, moyennant au moins 40 dinars pour les frais de déplacement », nous a signalé au passage un élève de terminale. Les jeunes d’Ath Yahia Moussa, qui ont l’habitude de surfer sur Internet ailleurs, espèrent toujours l’ouverture d’un cybercafé à Oued Ksari. « Ecoutez, une heure de connexion faite à Draâ El Mizan me revient à 100 dinars/jour », nous a confié un adepte de ce moyen. Alors, si dans les autres villes ce genre d’activité s’est vite développé, dans cette commune, six mois après la mise en service du réseau téléphonique, aucun indice ne montre que des internautes auront bien un endroit pour se connecter dans un chef-lieu où il n’y a aucune autre distraction. Le premier geste est attendu du centre culturel qui lancera indubitablement son club. Dans cette éventualité, ce dernier arrivera à point nommé rompre cette monotonie. En définitive, le taxiphone devient une nécessité dans cette commune pour atténuer un tant soit peu toutes les tracasseries qu’endurent les usagers de ce moyen, en attendant sa généralisation dans les villages avec l’implantation du WLL (système chinois).
Amar Ouramdane
