En l’absence du Mouvement associatif

l En l’absence de toute vie associative à Boghni, la célébration du 28e anniversaire du Printemps berbère s’est limitée à l’organisation de deux journées pour marquer cet événement historique. C’était à l’initiative de la Maison de jeunes et de l’APC dont les responsables ont pu combler le vide à travers un programme riche en activités même si certaines d’entre elles étaient consacrées à la présentation de produits artisanaux, ce qui a laissé peu d’espace pour une vraie commémoration du 20 avril. Tout de même, des espaces ont été réservés pour la mise en place d’une exposition écrite où il était question de rappeler aux visiteurs— peu nombreux ! — la chronologie des événements et du combat pour les libertés depuis l’indépendance. Le reste a été consacré à l’exposition de livres, de la poterie ancienne, de la tapisserie ainsi que d’habits traditionnels grâce aux contacts établis avec les artisans de la région. La philatélie, une passion qui tend à disparaître a trouvé sa place en conviant un exposant de Ouadhias, lequel à travers sa collection de timbres et de cartes postales a pu attirer l’attention de tous les participants. Par ailleurs, en présence du président de l’APC, du chef de daïra et des élus locaux, une cérémonie, précédée par la présentation d’une pièce de théâtre et de chants kabyles présentés par la chorale de la Maison de jeunes, a été organisée pour remettre aux participants des diplômes d’encouragement dans une ambiance bon enfant. Enfin, pour ne pas sortir du contexte de l’événement célébré, le premier magistrat de la commune de Boghni a déclaré lors d’une allocution : « Le Printemps amazigh demeurera pour toujours une fête de la démocratie et de la liberté ».

M. Haddadi