L’Edimco de Tizi-Ouzou renaît de ses cendres

Asphyxiée, celle-ci a été en effet au bord de la faillite, c’était au début de cette décennie. L’on se rappelle que de 2001 jusqu’à 2004, le nom de cette entreprise étatique était synonyme d’imperfection.

Elle était qualifiée de tous les maux. Farid Derridj, son P-DG, a reconnu d’ailleurs que lors de son installation en 2004 il avait trouvé une « entreprise moribonde.  » En fait, plus d’un estime que c’est grâce à ce dernier que l’Edimco de Tizi-Ouzou a sorti la tête de l’eau. M. Derridj, qui estime que le sursaut d’orgueil réussi par son entreprise a été réalisé grâce à l’effort de tous les employés qui ont adhéré à sa politique, a initié un plan de redressement qui a fait que l’Edimco a su redresser la barre. Actuellement, cette entreprise se porte plutôt bien.

Elle a en effet remboursé toutes les dettes accumulées durant les années d’une gestion catastrophique, et affiche une bonne santé financière. Pour preuve, elle a réalisé en 2008 un chiffre d’affaire estimée à 151 millions de dinars.

Bien entendu, cette embellie financière va se répercuter sur les salaires des travailleurs puisqu’une augmentation est prévue pour les tout prochains mois. Tel un messie, l’actuel directeur, qui a réussi la gageure de redresser l’Edimco, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. En effet, l’homme providentiel de l’entreprise nourrit d’énormes ambitions pour celle-ci. L’Edimco a encore de beaux jours devant elle pour « peu que les propriétaires et les pouvoirs publics adhèrent à notre vision », estime le P-DG qui compte notamment diversifier le domaine d’activité de l’entreprise en commercialisant d’autres produits tels que le rond a béton, le bois… Il est à noter que l’EDIMCO ne commercialise actuellement que le ciment. En outre, elle fait travailler 55 permanents à travers les trois unités installées dans la wilaya de Tizi-Ouzou, à savoir celle du chef-lieu de la wilaya, Oued Aïssi et celle de Fréha. « A mon arrivée, elle avait un effectif de 120 travailleurs. On a dû procéder à la réduction de l’effectif pour le besoin du redressement », expliquera M. Derridj. Néanmoins, celui-ci compte renforcer les rangs de cette dernière en rencontrant près d’une dizaine d’employés dès l’année prochaine. A signaler que les travailleurs exerçant au sein de cette société à Tizi-Ouzou estiment qu’il y règne une bonne ambiance de travail, en attendant l’augmentation des salaires, prévue donc pour les prochains mois.

« Notre entreprise se porte bien, elle est sereine et au jour d’aujourd’hui nous sommes en train d’étudier la procédure portant une nouvelle rémunération des salaires », dira un représentant du collectif des travailleurs que nous avons rencontré hier sur les lieux.

En somme, l’Edimco respire la bonne santé et ce contrairement à ce que peuvent penser certains qui ont toujours à l’esprit l’image d’une entreprise défaillante, une image qui n’est plus qu’un vieux souvenir.

Il est à noter que l’Edimco a été créée en 1983.

Elle devient en 1997 une SPA (Société par actions) rattachée à la Société de gestion des participations région Centre à la suite de la restructuration des holdings.

M. O. B.