Erigé au statut de commune en 1971 par décret présidentiel, Aït Yahia Moussa, l’ex-Oued Ksari n’a pas encore une mairie digne de ce nom.
Car au fil des ans, les bureaux sont devenus trop exigus. Les responsables et les agents de bureaux accueillent les citoyens dans des conditions difficiles si bien qu’un projet de réalisation d’un siège APC a été inscrit pour cette municipalité. Après le choix de terrain qui n’a pas été facile, en raison du manque d’assiette foncière pouvant accueillir un tel édifice qui s’éléverait sur deux niveaux et qui aurait au moins vingt-neuf bureaux et une salle de réunions, les gros-œuvres ont été confiés à une entreprise dont les capacités d’exécution des travaux sont avérées. Les engins et les travailleurs sont à pied d’œuvre. Dans une virée sur le site situé sur le chemin communal menant à Ighil El-Vir et aux villages du versant Est, nous avons constaté que la première tranche du projet est menée à une bonne cadence.
Il faut dire que les délais seront non seulement respectés, mais ils seraient même réduits. Pour les élus locaux, ce projet constitue un avantage car, disent-ils, ils ne peuvent améliorer la qualité des services si les conditions d’accueil et de travail n’étaient pas réunies. « Il faut souligner que les agents souffrent de promiscuité. Les citoyens s’entassent dans une salle d’attente qui ne peut contenir réellement que dix personnes. Il faut venir à la rentrée scolaire pour constater de visu la situation », nous a déclaré un élu local.
En tout cas, c’est l’avis même des usagers de l’état-civil. « Les agents font de leur mieux, mais ce sont les espaces qui manquent », nous a répondu l’un d’eux. En définitive, aussi bien les responsables que les citoyens, tous attendent la concrétisation rapide de ce projet qui viendrait soulager toutes les souffrances.
Amar Ouramdane
