C’est l’asphyxie !

Le problème, c’en est vraiment un, laisse pantois plus d’un. Tous les tronçons routiers du chef-lieu de wilaya sont devenus, il est vrai, une sorte de labyrinthe. De fait, les automobilistes doivent prendre leur mal en patience durant parfois plusieurs heures avant de se frayer un chemin. Ça bouchonne à tous les carrefours ! A la sortie du labyrinthe, « c’est une sortie miracle ! Un exploit ! » devrait-on se réjouir. « C’est un véritable calvaire ! Pour faire ce bout de chemin ça nous prend généralement plus d’un quart d’heure. J’ai beau chercher éviter cette route, mais c’est pratiquement la même situation sur toutes les routes du chef-lieu de wilaya», fulmine un automobiliste coincé dans sa voiture entre Daouadji et Aâmriw. D’aucuns se demandent avec insistance, il est logique, si les autorités en charge du secteur vont mettre à jour les plans de circulation dans le chef-lieu de wilaya et ailleurs à même d’en finir avec cette asphyxie.

A ce sujet, la conception d’un plan de circulation devrait au préalable prendre en considération, avant sa mise en œuvre, plusieurs paramètres, entre autres l’évolution du parc automobile, le réseau routier et encore d’autres paramètres non négligeables. Pour le premier ayant trait au parc automobile, il est à souligner que ce dernier a connu, ces dernières années, une évolution fulgurante. Le second a trait au réseau routier, lequel doit être opérationnel pour assurer notamment la fluidité de la circulation automobile. S’agissant du dernier paramètre énuméré, à savoir le réseau routier, il n’est un secret pour personne que les routes de la wilaya de Béjaïa sont dans un état piteux.

Il suffit de sillonner les quartiers du chef-lieu pour constater de visu ce qui s’apparente à un théâtre de désolation. Cela sans tenir compte des grands boulevards, dont l’état cache mal les tares des autres routes crevassées. Il en est de même de l’état des trottoirs, dont la plupart sont défoncés. Paradoxe ! Alors que le parc automobile augmente et le trafic se densifie, les infrastructures routières qui doivent les accompagner peinent à voir le jour. Même les travaux d’extension de quelques routes s’éternisent compliquant davantage les choses. L’on cite à titre d’exemple, les travaux d’extension de la route des Aurès au cœur même de la ville de Béjaïa. Et pourtant ils sont engagés depuis belle lurette. Devant cette inextricable situation, le maire de Béjaïa a indiqué qu’un bureau d’étude a été chargé par les autorités communales en vue d’élaborer un nouveau plan de circulation au niveau du chef-lieu de wilaya, précisant que les résultats de l’étude seront connus le mois de juin prochain. Selon lui, quelques feux tricolores au niveau des carrefours importants de la ville ont été déjà réactivés. De même, dans le budget primitif 2009, il est prévu, soutient-il, que d’autres feux y seront installés incessamment.

Dalil S.