L’Union nationale des professeurs de l’éducation et de la formation (Unpef) et le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), ont décidé de reconduire leur mouvement de grève d’une semaine reconductible, pour la deuxième semaine consécutive. Ces deux syndicats se sont félicités du taux de suivie qui varie entre 80 et 98%. Cette mobilisation qui est de plus en plus importante, selon les meneurs de cette action, renseigne sur « la légitimité de notre mouvement de protestation ». L’Unpef a tenu à dénoncer la fuite en avant du ministère de l’Education nationale concernant la promulgation de la nouvelle décision ministérielle des œuvres sociales, tel que convenu dans la commission mixte chargée de ce dossier (ministère de l’Education nationale, ministère du Travail, les partenaires sociaux), dont les travaux ont été finalisés le 13 janvier dernier. Cet organisme syndical a aussi déploré les pressions et les intimidations pratiquées à l’encontre des enseignants grévistes afin de les inciter à revenir sur leur position. « Seulement, ces tentatives ont échoué étant donné que les enseignants ne comptent plus abdiquer jusqu’à satisfaction totale de leur doléance », a indiqué le SG de l’Unpef. Pour le dénouement de cette situation de crise, l’Unpef a adressé une lettre au président de la République, dans laquelle il sollicite le premier magistrat du pays à intervenir en urgence pour trouver des solutions à cette crise. Des rencontres ont été tenues entre les syndicats et les groupes parlementaires le 1er mars dernier en vue de trouver un terrain d’entente et éviter le spectre d’une année blanche qui plane sur les établissements scolaires.
Ce syndicat demande à ce que les intendants et les agents de laboratoire soient indemnisés. Il réclame en outre, la promulgation de la nouvelle décision ministérielle relative au dossier des œuvres sociales, ainsi que la promulgation dans les plus brefs délais du régime indemnitaire des corps communs. Toutefois, les initiateurs de cette action expliquent que leur objectif à travers ce mouvement de grève, est celui d’améliorer la situation socioprofessionnelle des enseignants et non pas de condamner les élèves.
L. O.
