Le désert culturel que traverse la population de Tinebdar est frappant à plus d’un titre. Ni cinéma, ni Maison de jeunes, ni équipes de football et encore moins d’activités artistiques ne garnissent le quotidien des 5800 habitants qui peuplent cette belle région. Cependant, il aura fallu attendre ces dernières années pour voir la commune bénéficier enfin d’un projet de bibliothèque rurale dans le cadre du fonds commun des collectivités locales, projet qui s’apparente à un rayon du soleil au milieu d’un ciel sombre. Après moults atermoiements, une assiette a été trouvée que d’aucuns jugent judicieuse et accessible à l’ensemble des citoyens.
Et depuis, les travaux ont commencé d’arrache-pied. Piloté par l’APC, ce projet, nous assure-t-on, a bénéficié de deux sources de financement : 750 millions de centimes du FCCL et l’APC a dû casser sa tirelire pour injecter 500 millions de centimes qu’elle a tirés de son maigre PCD. Commencée en septembre 2008, la construction a été achevée en un temps record, onze mois. Bâtie sur un sous sol que l’APC a récupéré pour en faire un magasin, la bâtisse s’élève en un étage. Le hall spacieux ouvre sur plusieurs entrées ; le bureau du directeur, la salle de médiathèque et une large salle pour le rayonnage de livres, sans oublier le comptoir d’accueil. Et à travers un large escalier qui donne sur le premier étage, une grande salle serait aménagée pour le travail et la lecture qui sera, selon nos sources, partagée en deux espaces par une cloison mobile ; un espace qui accueillera les adolescents et l’autre pour les adultes. Ce premier étage, nous ajoute-t-on, est propice pour accueillir également des conférences. Actuellement, cette bibliothèque trône majestueusement au milieu de la cité et fait des appels de pied pour accueillir finalement ses premiers visiteurs. Car, pour l’heure,le manque criant d’équipement (rayonnages, ordinateurs, livres) laisse cet espace vital dans une ambiance morne au moment où les écoliers d’à côté en premier lieu piaffent d’impatience pour se mettre à la page. « ça nous plairait bien que la bibliothèque ouvre ses portes dans les plus brefs délais, avoue un instituteur, ça nous permettra de trouver matière à fructifier intelligemment les neurones de nos enfants et mieux les préparer au monde qui les attend ».
L’ouverture des portes aux férus de la lecture est une question de mois, rétorque-t-on du côté de la mairie, où une demande d’équipement a été formulée en direction des insistances concernées et même l’APC n’a pas manqué de lancer des appels aux dons à toutes les personnes de bonnes volontés pour garnir les rayons.
T. D.
