«Il n’y a pas de problème kabylo-kabyle»

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Dans un entretien accordé à notre confrère Le Jeune Indépendant, Ali Laskri parle d’abord des élections partielles du 24 novembre tout en passant en revue l’Alliance présidentielle, les élections législatives, le référendum sur la réconciliation nationale, le RCD, la levée de l’état d’urgence et d’autres points de l’actualité nationale…Concernant le choix des locales par rapport au Parlement, le secrétaire national du FFS dira que cela a pour objectif de “contrecarrer les prédateurs dans la région, surtout ceux du foncier”. Quant aux législatives, “nous n’y croyons pas car nous avons vécu l’expérience de 1997. Une fraude nationale les avait marquée”.Pour ce qui est de celles à venir, l’interviewé affirme que son parti dispose d’un programme précis qui est remis à tous les animateurs du parti, lesquels sillonnent les moindres localités de la région pour le présenter aux citoyens. Une démarche faisant ainsi corps avec toutes les récentes déclarations de responsables de ce parti qui semble plus que jamais tourné vers un travail de proximité.Concernant une éventuelle alliance avec le RCD de Saïd Sadi, Ali Laskri répond tout de go : “Cette alliance n’existe pas pour notre parti. Ce n’est pas possible. Le FFS œuvre pour concrétiser l’alternative démocratique et sociale avec tous ceux qui sont autonomes et crédibles (…) sinon, il n’y a ni rassemblement ni regroupement ni autre chose avec le RCD”. Une déclaration qui a le mérite d’être des plus claires…Ayant trait à l’initiative de Ali Yahia Abdenour pour la construction d’un pôle démocratique, l’interlocuteur tient à affirmer que “la crise en Algérie est nationale, globale et la solution doit être démocratique”. Laskri tient à préciser sur ce point que “le problème n’est pas dans une région, il n’y a pas de problèmes kabylo-kabyles. Ça, le FFS le rejette totalement. La solution politique doit être trouvée avec la société algérienne”.Après un rappel des positions du parti depuis 1963 et dans lesquelles Ali Laskri réitère l’attachement au FFS à la déclaration du 1er-Novembre 1954 et au Congrès de la Soummam, l’homme politique maintiendra qu’il y a lieu de “continuer tout le temps à revendiquer la levée de l’état d’urgence, l’ouverture du champ politique et la reprise d’un véritable processus démocratique pour une transition politique réelle”. Avant de déclarer que “l’Armée ne s’est jamais retirée du champ politique” et que “chaque Président qui est venu a voulu sa propre Constitution”, Laskri ne manquera pas d’écorcher les arouchs à travers cette conclusion : “Le FFS a transmis au pouvoir son mémorandum, les décideurs ont riposté par la plate-forme d’El Kseur. Or, celle-ci ne pourra jamais remplacer la plate-forme de La Soummam. Le mémorandum du FFS est justement inspiré de la plate-forme de la Soummam (…)”.

Synthèse de Rachid Kaci

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