Mouvement faiblement suivi par le corps enseignant

Le mot d’ordre de grève de trois jours décrété par la Coordination nationale des syndicats autonomes a été plutôt suivi, à Boumerdès, par le collectif des médecins et spécialistes de la santé publique.

Ledit mot d’ordre,’a eu d’impact, hier, que sur quelques établissements primaires ou moyen recensés à Ammal, Naciria et Bordj Menaiel. Le taux ne dépassait guère 30%, selon des informations recoupées. Mais le représentant local de l’Unpef, affilié à l’organisation de Meziane Meriane a annoncé-sans convaincre les correspondances locaux de presse- un taux de 80%.

Au niveau du cycle secondaire, aucun lycée n’est entré en grève. De nombreux professeurs interrogés ont expliqué « qu’il ont déjà débrayé à deux reprises pour mettre en avant leurs revendications. Et si l’Etat-major du Cnapest appelle à une autre grève, celle-ci sera suivie », ont-ils renchéri. L’appel de la Coordination nationale des syndicats autonomes a eu, cependant, un large écho au niveau des établissements hospitaliers de la wilaya. Le personnel médical s’est mobilisé autour de trois principales revendications- élaboration du statut particulier de leur corporation, après consultation entre les pouvoirs publics et les représentant syndicaux autonomes-révision de la grille des salaires en tenant compte du travail fourni et amélioration du régime indemnitaire spécifique au secteur médical.

L’unité médicale d’urgence du chef-lieu de wilaya et les trois autres hôpitaux du département -ceux de Thénia, Dellys et Bordj Ménaiel- étaient hier pratiquement pénalisés. Les soins d’urgence étaient prodigués ici et là par les infirmiers.

Ceux-ci menacent de déclencher une autre grève après celle de la semaine passée au cas où la tutelle resterait issensible à leurs doléances.

« Amélioration du pouvoir d’achat » t-elle est la principale revendication de ces mouvements de grève repétitifs des employés de la Fonction publique.

Salim Haddou